sam. 10 mai 2008

Dans mon sac de madeleines, il y a un bar avec un flipper...

Image3 Entre 1986 et 1993, j'ai passé une grande partie de mes journées dans un petit bar nommé... "Le petit bar". A quelques foulées montantes de la Gare de Saint-Cloud, près du Monop', le p'tit bar de la grande époque était tenu par un type un peu bourru qui s'appelait Charles. Mélange de Jean Gabin et de Lino Ventura, il avait le profil et la gouaille de la brute au grand coeur qu'il ne fallait pas chercher trop loin. Le p'tit bar, c'était le rendez-vous des Lycéens, ceux de "Schmitt". Après les cours, nous nous retrouvions là à cacher nos acnés, ajuster nos fringues et fumer nos clopes avec style, préparant les soirées du vendredi et/ou du samedi à venir, ou commentant les regards et les comportements de Carine ou Vanessa. Il fallait s'y voir, dans ce bar de la taille d'un bus, tout en longueur, alterner cafés et demis en taquinant de la jouvencelle... Trônant derrière la devanture, un flipper servait de point d'appui à nos joutes les plus rudimentaires. Ce flipper, c'etait l'Amazon Hunt. La légende des flippers, le flipper fondateur. D'une simplicité remarquable, l'Amazon Hunt n'avait rien de tous ces artifices des flippers d'aujourd'hui, gadgets, froufrous toujours en panne qui gâchent le plaisir, rampes, têtes de monstres surgissant de nulle part, portes qui s'ouvrent et se bloquent, etc. NON. Rien de tout ca. L'Amazon Hunt brillait par son dépouillement. Il fallait descendre toutes les target jaunes latérales, passer dans A, B et C, et alors le specos s'allumait à droite et à gauche. Simple ? Pas tant que ça. Combien de francs, de clopes, de regards et de défis avons-nous depensés, avec mes potes Coco, Stan, Tonio, Laurent, Francois, Tristan, Vincent et les autres... Parfois les filles venaient s'imiscer, gâcher quelques boules en appuyant en même temps sur les deux boutons, laissant un trou béant engloutir leurs rêves de claquage. Sans parler de ces "Tilts" provoqués par la colère d'une extra ball ratée de si peu. Un coup de pied trop porté et Charles nous gueulait dessus en nous invitant à nous calmer vite fait fissa.
J'avais 16 ans, puis 20, puis 24.

Quand j'y repasse aujourd'hui, de temps en temps, j'observe les jeunes de Schmitt, les nouveaux proprio. Il n'y a plus de flipper. Mais toutes les images se superposent et je ressens comme acquis, comme une large part de moi-même, le bonheur de ces années-là.

jeu. 27 mars 2008

Suivez la fleche...

http://cubo.cc/

lun. 19 nov. 2007

(FR) Je désintègre ma page Facebook!

Inutile. Bruyant. Prise de tête. Je ne pige pas. Ni l'utilité, ni l'engouement. Ras le zob.
Adieu Facebook.

dim. 28 oct. 2007

Geary Street

Je découvre. Comme un semi-touriste. Là, mais pas encore là. Dans mon meublé provisoire, seul comme un mercenaire, perdu dans la grande ville inconnue, je m'accroche à Geary Street comme à une bouée de sauvetage. Je connais la rue par coeur, de Union Square à Van Ness, que je prononce Vanesse dans ma tête. Les sirènes des pompiers rivalisent avec les sirènes de police, et je crois à chaque seconde devenir le figurant d'un épisode des Experts. Vu trop de films, trop de séries. Pourtant ces américains-là sont bien réels, pas aussi beaux et bien coiffés que dans leurs programmes, plus humains.

Sur Geary, on affronte un homeless tous les cinq mètres. Sales, en majorité noirs, ceux-là aussi sont bien réels. Je me rends compte à quel point la France est unique. Je le savais, mais je le constate, avec une touche de romantisme naïf digne d'un BHL. Pas de Samu social, pas de pitié. Chacun de mes pas est un refus. Pire qu'à Cuba. "Non, tu n'auras rien brother". Je m'endurcis tous les dix mètres. No comprendo.

Il y a ce type, qui s'est mis à marcher près de moi, au même rythme, même pas, me racontant son histoire comme si nous étions de vieux amis. Nous avons marché plus de 100 mètres l'un à côté de l'autre, lui, les pieds presque nus, moi, tranquille dans mes baskets. J'ai senti soudain dans le ton de sa voix qu'il allait devenir plus entreprenant, limite agressif. "Leave me alone, please". J'avais l'air sérieux, dirty Vinvin, et lui habitué. Et le même cirque cinq mètres plus loin, un autre, une autre. Les homeless restent dans le centre car ils n'ont pas la force de grimper la colline. Ils font partie du décor, junkies vomissant, abandonnés. Celle-là, écroulée dans sa crasse, allongée en foetus sur un matelas de vieux San Francisco Chronicles, la tête dans un fond de café Starbucks renversé, s'est mise à péter tout ce qu'elle avait au moment où je passais ! Petite nausée.

J'avance, j'avance, jusqu'à ce cinéma. "Dan in real life", avec Steve Carell (The Office) et Juliette Binoche, remarquable. Pendant les cinq premières minutes, je cherche les sous-titres, qui n'en finissent pas de ne pas venir. Je m'y fais, ça passe ; à entendre les rires, je n'ai raté que cinq ou six répliques. Un excellent film, drôle, émouvant, simple, exactement ce qui me fallait pour entretenir mes émotions, maintenir l'excitation de cette grande aventure . Je regarde un film Américain, entouré d'Américains. Dans l'obscurité de la salle, on se croirait chez nous, les sous-titres en moins.

Il est à peine 20h00 et j'ai faim. Seul au bar, je commande un verre de Bordeaux et une Flammekueche. Mélange étonnant mais c'est tout ce que je trouve. Je pense à ma famille et à tout ce qu'il reste à faire pour que le puzzle soit complet. Rentré dans mon meublé provisoire, je me branche sur ESPN et tente de regarder du foot américain entre les pubs. Pas moyen. C'est insupportable. 3 minutes de programme, 3 minutes de pub.

Il est 21h19 et je vais me coucher avec un bon bouquin : du Voltaire en Français page de gauche, en Anglais page de droite, histoire de cultivate my garden tout bien comme il faut. Je sens monter en moi l'énergie de l'explorateur, une excitation de chaque instant, une extraordinaire envie d'avancer.

To be continued...

lun. 22 oct. 2007

Chers amis blogueurs...

J'ai parfaitement conscience de ne pas avoir écrit ni tourné quoi que ce soit de très palpitant depuis des lustres. Parmi les quelques qualités que je me reconnais, il y a cette cynique lucidité. Pourquoi ce silence, pourquoi cette mise au vert ? Il se trouve que ma vie, ces derniers temps, a pris un coup de turbo dans l'arrière-train, avec à la clé de grosses décisions à prendre qui vous changent un destin à jamais. Dans ces conditions, je n'ai pas trouvé le coeur à la gaudriole, à la légèreté, à l'investissement créatif qu'exige un blog, même si au fond, je ne dois rien à personne. Je pense avec le recul qu'il faut être sacrément bien dans ses chaussettes pour fournir correctement un blog. Je n'arrête pas, bien au contraire, mais je pars demain pour de nouvelles aventures, et la tournure de mon rapport au Net risque d'évoluer de façon purement mécanique. J'ai mille projets en tête, que mes plus vieux lecteurs apprécieront. D'autres tiqueront, c'est naturel. C'est ça que j'aime dans le blog, ce vaste espace de liberté où l'on invente chaque jour une nouvelle façon de se parler, par les mots ou l'image.

Pour la lettre à Guy Moquette (voir ci-dessous), je conçois que le texte ne soit pas terrible, un peu facile, limite gras, mais je revendiquerai toujours le droit de m'amuser et de contourner les lourdeurs. Je m'étonne toujours des réactions de certains, exigeant du respect, exprimant une déception, mais je jubile plus que jamais de cette liberté de le dire, de l'écrire, d'en débattre. Je continuerai toujours à rire de tout, parce que j'étouffe de ces informations hyper caloriques, de cette béquée que l'on nous sert en masse, entre les cuisses de Cécilia et les projets de Bernard Laporte. Avec ou sans brio, parce que personne n'est parfait, je prendrai toujours mon pied à changer le braquet et à provoquer quelque chose, des mots, une indignation ou un accord. C'est ça le plaisir que je prends ici depuis trois ans... Et je peux vous dire que ça ne fait que commencer.

Demain, je retourne en Californie, et ça va chier !

jeu. 18 oct. 2007

19/20 à l'Anticyclopédie Universelle !

Photo023 "Tout sur tout et son contraire", voici la base line de ce petit joyaux. Reçu hier, dévoré aujourd'hui. On ne m'a rien demandé, pas de léchage de bottes du genre "Votre blog a retenu notre attention, c'est pourquoi nous vous demandons de parler de nous"... Juste un bouquin avec un mot gentil, sans prévenir, sans le mot buzz, sans tout ce vomi.2.0. qui donne envie de filer le bouquin à un aveugle qu'on aime pas. Passons.

L'anticyclopédie va désormais trôner sur ma table de nuit, à côté des "Sublîmes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja", tout contre les "Textes, pensées et dialogues de sourds des Monty Python". Il faut croire que j'aime les historiettes, petits textes qui se picorent ici et là, sans queue ni tête mais avec de l'esprit et du coeur. Pour vous mettre dans le ton, voici un extrait de l'introduction, première page :
"... Pour mener à bien notre projet, nous nous sommes naturellement adressés aux meilleurs spécialistes de chaque domaine ; malheureusement, il nous a été impossible d'obtenir le moindre rendez-vous. Nous avons donc dû tout vérifier par nous-mêmes, du nombre de poils de l'oppossum jusqu'à la distance entre la Terre et Pluton. Cette tâche ayant pris de longues années, nous n'avons pas vu grandir nos enfants, ni même participé à leur conception."

A ce stade, j'étais déjà par terre, et pourtant j'étais dans mon lit. C'est exactement le genre de livre que j'aurais aimé écrire, ou tout du moins pour lequel j'aurais aimé collaborer. Des vrais cyniques, abordant par petites touches les choses du religieux, de l'art ou de l'histoire. Le tout illustré à l'ancienne, de façon crétine. Je ne veux rien vous dévoiler de ces dessins (et surtout mon scan est cassé).

Pour la route, un des textes qui m'a fait le plus poiler, seul dans une brasserie, entouré de gens qui auraient bien aimé me piquer mon bouquin :
Macrotechnologies :
Dans la course à la superpuissance qui l'a opposée aux Etats-Unis, l'URSS a très tôt compris qu'elle partait perdante dans de nombreux domaines, où l'avance capitalistique était trop grande. Le Politburo décréta que le pays devait inventer ses propres domaines d'excellence. Ce programme déboucha en 1949 sur l'invention des macrotechnologies, fierté de la science soviétique. Les premiers résultats furent spectaculaires. Boules de pétanque de 8 tonnes, bouteilles thermos d'une capacité de 750 litres, lacets couvrant plusieurs fois la distance Moscou-Tcheliabinsk : l'industrie russe multiplie alors les exploits, tandis que l'Occident, impuissant, renonce à relever les défis que lui lance le champion socialiste.
Dans les années 1960, cependant, les problèmes commencent à surgir : les mines de fer de l'Oural peinent à alimenter la production de pin's (les plus gros modèles ont une surface équivalente à celle de la Biélorussie) et la Mer d'Aral se vide peu à peu. Ses eaux sont en effet détournées pour laver les vitres de la plus grosse voiture télécommandée du monde, une reproduction de Lada Niva en fonte, haute comme cinq tours Eiffel et alimentée par 170 millions de piles de 6 volts, format AA (après utilisation, les piles sont jetées directement dans le lac Baïkal).
A la fin des années 1980, l'état de l'économie soviétique, ainsi que le taux de mercure du lac Baïkal, finissent par devenir critiques. Mikhaïl Gorbatchev tente la plus importante réforme jamais entreprise en URSS. En vain : sa politique débouche en 1991 sur la chute de l'Empire Soviétique, le déclin le plus rapide jamais recensé dans l'histoire des civilisations. La page des macrotechnologies (la plus grande de toute l'histoire de la science) est définitivement tournée.

Je sais que tout le monde n'adhère pas à ce genre d'absurdités. Mais si c'est le cas, vous allez vous régaler.

Par Emmanuel Vincenot et Emmanuel Prelle
"L'anticyclopédie universelle" / Ed. Mille et une nuits (sortie en librairie le 24 octobre)

mer. 17 oct. 2007

Normalement après ça vous êtes foutus...

Si, si...

lun. 15 oct. 2007

Voilà un gars qui a du style...

Reçu par desourcesûre, vous l'avez peut-être déjà vu mais je ne m'en lasse pas. Il faut attendre une minute trente, mais c'est bien de regarder dès le début pour laisser monter la pression...

Bebel-Henri Lévy

Bhl J'ai poussé jusqu'à la page 134 ce coup-ci. "Ce grand cadavre à la renverse", c'est exactement ainsi que je me suis senti en refermant le bouquin. Sacré toi BHL. Tu es fait pour le vidéo-blogging ! Branche toi une caméra sur la tête, tournée vers toi, et filme toi en train de penser, poser tes mots, t'aimer, te tripoter le prépuce en pensant à Saint-Augustin. Je l'entends, griffonnant sur la page blanche, Arielle pas loin, déclamer les phrases qui accueillent sa pensée, au demeurant pas si bête, admettons-le. Mais cette propension à s'écouter penser m'a fait rapidement penser à Belmondo dans le Magnifique, une référence. Toc toc, c'est moi, je vais en Yougoslavie, badaboum, coucou, j'suis en Afghanistan. Je suis là, je suis beau, je suis pur, j'admets que bon, mais quand même. Mes grands questionnements sont puissants et l'on peut lire en moi comme sur les tableaux noirs de la rue d'Ulm. Bebel-Henry Lévy me rappelle ces mecs qui se la pétaient en Terminale ou en Hypokhâgne, qui sous prétexte d'avoir fait douze heures de philo se prenaient pour Sartre ou Platon, débattant des heures, à la cafète, sur la notion de liberté ou de déterminisme, le tout en fumant des clopes et se recoiffant la mèche. Je le sais, j'en étais... BHL n'est pas sorti de sa cafète et il essaie toujours d'impressionner les filles avec ses lectures. Je vous ai gardé un petit extrait :
"Je me sens, sur ce point, disciple de Sartre ou de Levinas. Exprimé par Pasolini. Et même, une fois n'est pas coutume, d'accord avec la sagesse grecque qui elle-même, par exception, d'accord avec le dire Biblique (raisins verts des pères, dents agacées des fils...). Je sais, naturellement, à quelle mauvaise extrémité cette sagesse peut aussi conduire. Je suis informé des dégâts qu'elle peut causer (Sartre Justement, Nizan...), et du fait qu'elle n'est, en aucun cas, une garantie de sainteté (indépassable Nietzsche, dans sa typologie du coupable imaginaire...)."
Tu m'étonnes... indépassable Nietzsche. Et Nizan ? Sans parler de Levinas qui tâche !
Name-dropping façon Henri IV, avec le lecteur en otage. C'est beau, ça brille, on sent le gars qui a lu des livres, mais au bout d'un moment ça fait péter. J'ai craqué malgré les bonnes idées que je vous laisserai découvrir si vous avez le courage. Le gars a du coeur et de l'esprit, mais il cache l'un et l'autre sous un tombereau de fioritures romantico-egotiques. Du coup c'est juste un peu... Pfff.
Mais cela, une fois de plus, n'engage que moi...

jeu. 11 oct. 2007

Fast note.

A l'heure où je vous parle, je suis assis à Waterloo Station, le mac sur les genoux qui chauffe les roupettes sous le costume. Il me reste quelques minutes de wi-fi sur le compte "addicted to blogging" que je viens de créer. Pour être honnête, je ne sais plus où j'habite et il ne manquerait plus qu'une barre de Toblerone pour me contenter. 6 heures de voyage, deux taxis, une heure de rendez-vous, et la sensation que les Anglaises sont de plus en plus mignonnes, même si elles semblent ressembler fortement à Bonnie Tyler. Surpris par ma propre envie de culture, je me suis acheté le bouquin de BHL, mon ami, que je vais certainement lire jusqu'à la page 65, comme tous ses livres. J'ai été fouillé comme pour un avion, mais j'ai pu garder la ceinture et les chaussure. Note pour mes amis terroristes, vous pouvez planquez le plastique dans la talonnette pour faire péter l'Eurostar. Quelques touristes japonaises se pintent à la bière et des gars ont déjà leur maillot pour samedi, ça va pas sentir bon au Pub. Je vous laisse, on annonce un train...

lun. 08 oct. 2007

J'ai découvert un nouveau chat.

Je connaissais "chat perché", "chat statue", "chat bite", "chat balle", etc. Mais le petit mot que la maîtresse de notre fils a fait passer indique une nouvelle version de ce jeu légendaire, version à laquelle mon fils est aimablement invité de s'abstenir de jouer, sous peine de sanctions. Ladies & Gentlemen, je vous présente le "chat-craché". Mais si. Les règles sont assez simples à imaginer. Je vous passe les détails sur l'état des gamins en fin de partie, les cheveux, les habits, les microbes, tout. Joie. Faut qu'on cause lui et moi.

(Il faut que je lui dise comment faire un creux avec sa langue... hé hé hé...)

(mais nooooon, je rigole, je vais le sermonner rapidos sans trop rigoler)

dim. 07 oct. 2007

Pour le plaisir...

Les Français défient les All Blacks dans leur petit haka faux con, jusqu'au dernier regard final. Je ne m'en lasse pas.

sam. 06 oct. 2007

Moi je suis prêt !

Grosse soirée Rugby chez des potes : 60 personnes devant un grand écran. Pour ma part je compte me faire des amis... (quoi ? Non !)
Photo_37

mer. 03 oct. 2007

Des rencontres qui sortent de l'ordinaire...

Hansme Ce soir, pendant que vous dormiez, j'ai eu le privilège de partager le dîner avec Hans Rosling (je sais, je porte ma chemise fétiche, no comment). Hans a passé plus de 20 ans en Afrique, a créé la branche Suédoise de Médecins sans Frontières et a rendu les statistiques sexys (avec Gapminder), ce qui n'est pas une mince affaire. Il est ce qu'on appelle un visionnaire. Vous êtes là pour un dîner et vous prenez une leçon d'humanité. Allez faire un tour sur son speach fait au Ted 2007, vous aurez un aperçu de sa puissance... Hans, à 59 ans, pourrait parfaitement postuler un jour ou l'autre pour le Prix Nobel de la Paix. Je n'exagère pas.

mar. 02 oct. 2007

Britney Spears perd la garde de ses enfants...

Spearsbritneyphotobritneyspears Cela nous donne une émission de 30 minutes Full Time avec 7 reporters dédiés et des interventions de spécialistes, psychiatres, pédiatres, associations, etc. Au début j'ai cru qu'elle était morte. La pauvre elle a tout perdu : son mec, son talent (sic), son avocat, son taux de glycérides, la garde de ses enfants. Et chacun d'observer la lentre descente vers l'abîme. Et, pour être tout à fait honnête, on s'en br... C'est pourquoi je me permets d'interrompre ce post de premier ordre à la 6ème ligne.

Je filoche, j'ai une omelette à prendre.

lun. 01 oct. 2007

Comment vous débarrasser des télé-opérateurs ?

C'est en Anglais, mais c'est énorme.

Ton immeuble il a une petite moustache !

Navycross Pas de bol. Les petits fayots de Google Earth t'ont repéré, toi, la base Navale de Coronado, Californie. Comme ça, vue de la rue, t'as l'air juste d'une base Navale. Mais si tu te balades sur Google Earth, t'es juste une grosse croix gammée, une Svastika (qui n'est pas un plat épicé Indien). La Navy a décidé de dépenser 600 000 dollars pour modifier la forme générale du bousin. D'autres suggèrent d'employer cette somme à des fins plus utiles, comme des panneaux à énergie solaire ou des jardins fleuris. L'histoire ne dit pas s'il ont retrouvé l'architecte, un certain Wesley Rommel.

ven. 28 sept. 2007

Hein ? Quoi ?

Donc, si je calcule bien, m'étant couché à 21h30 heure locale, n'ayant pas dormi une seule minute dans l'avion, c'est comme si je m'étais couché à... +.... je multiplie par.... j'enlève ça, ça fait... 6h30 du matin !!! J'ai fait a kind of super teuf mais sans la techno ni les meufs. Donc, comme m'avait dit la Mère Lachaise, j'ai pris une sorte d'endormisseur pour "ne pas perdre une minute de sommeil" en me couchant. Résultat je suis tombé comme un ivrogne sans m'en rendre compte. C'est le bruit de la télé de ma chambre qui m'a réveillé. Tout habillé en travers sur mon lit, la tête baveuse dans l'oreiller tout propre. Hein ? Qu'est-ce que c'est ? Où suis-je ? Quelle heure il est ? Un regard rapide sur le réveil : 23h50. P'tain, j'ai dormi plus de deux heures tout habillé, lumière allumées, tv à fond. Donc je me couche dans un demi-coma, en essayant de ne pas penser. Succès !
...
Mais là je me suis réveillé à 3h00 et c'est foutu. Je le sais. Je suis aussi aware qu'une mangouste sous exta. Rien à faire, c'est mort. Heureusement j'ai rendez-vous à 6h00 pour lever le camp. D'ici là je regarde des retransmissions de talk-show, sans les sous-titres. Conan O'Brien en quasi live, c'est encore meilleur !
...
En route pour Ontario et le méga salon. Quelques chose me dit qu'on va se retrouver en vidéo dans la journée, ici et là. Enfin, pendant que vous dormirez.
...
Je ne comprends pas que personne n'ait trouvé un moyen de supprimer le décalage horaire... à creuser.

mer. 26 sept. 2007

Californie, me revoilà !!! Ha ha ha...

Eastwoodclintphotoxxlclinteastwood6 C'est reparti mon kiki ! Demain matin, bibi reprend la route sur son fier destrier, direction le berceau de "l'entertainment" ! 12 heures de vol, c'est-à-dire 3 repas, 4 films, 1 heure de sommeil.
Vendredi, je vais là : le Podcast and New Media Expo, avec tous les acteurs majeurs de la production web. Oui messieurs dames, c'est ça le sujet, mon sujet. Je sais déjà que je vais y croiser mon virtual friend Steve Garfield, et puis Ask a ninja, les gars de Revver, et bien d'autres. Peut-être revoir Amanda et Zadi ?
Il se passe des choses là-bas, énormes, dans le monde de la création sur le web... Allons donc y jeter un coup d'oeil !!! J'emmène ma caméra, mon mac, mon téléphone... On verra ce qu'il en sort. :-)

A +

lun. 24 sept. 2007

Transitions !

Je suis assis dans un café, j'ai choppé le wifi Orange pour 10 euros les 3 heures. Je vais m'en servir 1 heure. C'est ça d'être drogué au web. Tout en mangeant une salade auvergnate pourrie, je parcours mon Blogline. Plus de 200 flux où tout se mélange : blogs personnels, fils d'actualité générale ou sportive, provocations techno-politiques, photos de chatons, confidences de grossesses, dessins de filles, dessins de mecs, coups de gueule solitaires, espérances... Chacun y va de sa petite bouteille à la mer, sans trop attendre quoi que ce soit. Et puis j'apprends que Harry Potter, Elodie Frégé et Nicos Aliagas sont sur Facebook. C'est super et je me réjouis. C'est tellement génial cette nouvelle application où chacun peut parler à tous ses amis d'un seul coup en fonction de ses centres d'intérêt. C'est chouette.
Pourtant il pleut, l'état est en faillite, les Vélibs sont trempés et j'ai mal mangé.
Pour ma part, j'ai plusieurs chemins devant moi, des petits et des grands, des possibles et des incertains, toujours pareil. La fin de l'année va être essentielle et, d'une manière ou d'une autre, je vais devoir choisir ce que je vais être pendant les 5 années à venir : auteur, mari, bouffon, entrepreneur, producteur, comédien, blogueur, bon père de famille, tout à la fois. Rien n'arrive comme on le souhaite, c'est toujours comme ça : c'est ça qui est drôle.
Ces grandes décisions rendent le blogging plus compliqué. Une forme de culpabilité à se distraire. Et pourtant, je continue, habitué, enchaîné. S'exprimer, c'est sans doute le seul point commun à toutes mes décisions. C'est déjà pas mal de l'avoir identifié...   

ven. 21 sept. 2007

Je le sens bien ce film...

Quelqu'un l'a vu ?

C'est ballot !

Des_b_mouchoir J'ai la sensation que j'avais envie de parler de la journée mondiale d'aujourd'hui, mais j'ai beau me creuser, je me souviens pas de quoi ça parlait... C'est énervant ces trous de mémoire... Bon, tant pis, je vais aller m'acheter un bracelet en poil d'éléphant... Ou lala, il y a un petit garçon à côté de moi qui a l'air de me connaître. Il me demande de lui mettre ses chaussettes ?!? J'ai l'impression que nous sommes intimes... Vraiment, je ne sais pas ce que j'ai. La fatigue sans doute...

mer. 19 sept. 2007

Quel est le TOP 5 de vos séries préférées ?

Amicalement_votre Après le hit parade des comiques et dans la série (ha ha ha) "je demande à mes contemporains ce qu'ils pensent de ceci ou cela...", voici un nouveau petit sondage personnel. Je travaille actuellement à l'écriture d'un projet de série assez rigolo. Tout en écrivant, je puise bien entendu dans mes références les plus diverses, je consulte les sites officiels ou non, et je me délecte de retrouver Artemus Gordon, Danny Wilde, Al Bundy ou encore Springfellow Hawk. Tout à coup je me demande "quelles sont les 5 séries que j'emmènerais sur une île déserte ? Et qu'est-ce qu'ils préfèrent, les gens ?".
Auriez-vous la bonté de me donner votre sélection ? Si par hasard vous preniez le temps de répondre, n'hésitez pas à rajouter telle ou telle série que j'aurais oubliée (si elle rentre dans vos 5), mais surtout donnez moi seulement 5 réponses, pas 3 ni 8 svp, dans l'ordre de préférence, le 1 étant votre série favorite. C'est pour mon tableau compliqué que je fais après... Je le répète, pour les inquiets, ce questionnaire est strictement personnel, n'a rien d'officiel, et n'a pour seul but que d'assouvir ma curiosité sur un de mes sujets favoris. Car oui, je suis un maniaque de séries, je l'avoue !!!!!!

Absolutely_fabulous Ma sélection perso de mon île déserte :
1 : Amicalement Vôtre
2 : Friends
3 : Absolutely Fabulous
4 : Magnum
5 : Columbo Seinfeld

Voici une liste certainement incomplète de séries. Je rajouterai les séries manquantes au fur et à mesure, si elles font partie de votre sélection.

1.    24 heures chrono (24) - 2001
2.    Absolutely Fabulous - 1992
3.    L’Agence tous risques (The A-Team) - 1983
4.    Alerte à Malibu (Baywatch) - 1989
5.    Ally McBeal - 1997
6.    Amicalement vôtre (The Persuaders) - 1971
7.    Arnold et Willy (Diff’ rent strokes) - 1978
8.    Babylon 5 - 1993
9.    Band of Brothers
10.    Benny Hill
11.    Beverly Hills 90210 - 1990
12.    Les Brigades du Tigre - 1974
13.    Buffy contre les vampires (Buffy, the Vampire Slayer) - 1997
14.    Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers) - 1961
15.    Chips - 1977
16.    Code Quantum (Quantum Leap) - 1989
17.    Cold Case : affaires classées (Cold Case) - 2003
18.    Columbo - 1968
19.    Cosby Show
20.    Cosmos 1999 (Space :  1999) - 1975
21.    Dallas - 1978
22.    Desperate Housewives - 2004
23.    Dexter
24.    Deux flics à Miami (Miami Vice) - 1984
25.    Drôles de dames (Charlie’s Angels) - 1976
26.    Dynastie (Dynasty) - 1981
27.    L’Enfer du devoir (Tour of Duty) - 1987
28.    Les Envahisseurs (The Invaders) - 1967
29.    Les Experts : Manhattan (CSI : NY) - 2004
30.    Fame - 1982
31.    La Famille Addams (The Addams Family) - 1964
32.    FBI : Portés disparus (Without a Trace) - 2002
33.    Friends - 1994
34.    Hawaï, Police d'État (Hawai Five-O) - 1968
35.    L’Homme de l’Atlantide (The Man from Atlantis) - 1977
36.    L’Homme invisible (The Invisible Man) - 2000
37.    L’homme qui tombe à pic (The Fall Guy) - 1981
38.    L’homme qui valait trois milliards (The Six Millions Dollar Man) - 1973
39.    L’île fantastique (Fantasy Island) - 1977
40.    L’Incroyable Hulk (The Incredible Hulk) - 1977
41.    Inspecteur Derrick (Derrick) - 1974
42.    Les Jours heureux (Happy Days) - 1974
43.    K 2000 (Knight Rider) - 1982
44.    Kung Fu, la légende continue (Kung Fu: The Legend Continues) - 1993
45.    À la Maison blanche (The West Wing) - 1999
46.    Lost : Les Disparus (Lost) - 2004
47.    M.A.S.H. (M*A*S*H) - 1972
48.    Ma sorcière bien-aimée (Bewitched)
49.    MacGyver - 1985
50.    Madame est servie (Who’s the Boss) - 1984
51.    Magnum (Magnum, p.i.) - 1980
52.    Mariés deux enfants (Married with Children) - 1987
53.    Mon oncle Charlie (Two and a Half Men) - 2003
54.    Le Muppet show (The Muppet Show)
55.    Mystères à Twin Peaks (Twin Peaks) - 1990
56.    Les Mystères de l’Ouest (The Wild Wild West) - 1965
57.    New York police blues (NYPD Blue) - 1993
58.    Nip/Tuck - 2003
59.    The Office - 2001
60.    Oz - 1997
61.    Papa Schultz
62.    Parker Lewis ne perd jamais (Parker Lewis Can’t Lose) - 1990
63.    La Petite Maison dans la prairie (The Little House on the Prairie) - 1974
64.    La Planète des singes (The Planet of the Apes) - 1974
65.    Le Prince de Bel Air (Fresh Prince of Bel-Air) - 1990
66.    Prison Break - 2005
67.    Le Prisonnier (The Prisoner) - 1967
68.    Profiler - 1996
69.    Profit
70.    La Quatrième Dimension (The Twilight Zone) – 1959
71.    Rome
72.    Le Saint (The Saint)
73.    Shérif, fais moi peur (The Dukes of Hazzard) - 1979
74.    Les Simpsons
75.    Six pieds sous terre (Six Feet Under) – 2001
76.    Sopranos
77.    Sous le soleil - 2001
78.    South Park
79.    Star Trek - 1966
80.    Starsky et Hutch (Starsky and Hutch)
81.    Super Jaimie (The Bionic Woman) - 1976
82.    Supercopter (Airwolf) - 1984
83.    Thierry la Fronde
84.    Tonnerre mécanique (Streethawk) - 1985
85.    Un gars, une fille
86.    Urgences (E. R.) - 1994
87.    Walker Texas Ranger (Walker, Texas Ranger) - 1993
88.    Wonder Woman – 1975
89.    X-Files
90.    Zorro - 1957

+ MISES à JOUR :

- Kaamelott
- Les têtes brûlées
- Heroes
- NCIS
- New-York Section Criminelle
- Docteur House
- Angela
- That's 70's Show
- Les saintes chéries
- L World
- Monster (manga)
- Max la Menace
- L'hôpital et des fantômes (Lars Von Trier)
- Scrubs
- Sex & the city
- Punky Brewster
- 21 Jump street
- X-OR
- Santa Barbara
- Coupling
- Grey's anatomy
- Homicide
- Dream on
- Farscape
- Millenium
- Heroes
- Weeds
- How I met your mother
- Malcolm
- Veronica Mars
- The wire
- La croisière s'amuse
- Seinfeld (j'y crois pas, j'avais oublié Seinfeld !!!)
- Au nom de la loi
- Arsène Lupin
- Entourage
- Spin city
- Arrested development
- Californication
- Les Shadocks
- Dead like me
- Docteur Who
- Battlestar Galactica
- Le caméléon
- The Shield
- Hercule Poirot
- Naruto (manga)
- Off center, appartement 6D
- Tout le monde déteste Chris
- Les sauvages
- Alf (!!!)
- Capitain Troy
- Ivanoe
- Inspecteur Lavardin
- Alias
- Serpico
- Bones
- Thunderbird (marionnettes)

Merci !

mar. 18 sept. 2007

Pour le fun, un bestouf de mon Cannes 2007 en images...

Un petit montage tranquillou avec quelques extraits de mes sketchs réalisés pour Canal+ Mobiles et Nokia pendant le dernier festival de Cannes. Vous y croiserez : Quentin Tarantino, Béatrice Dalle, Mickey Rourke, Omar et Fred, Michel Denisot, Pierre Mathieu, Edouard Baer, Pamela Anderson, Caroline Gerdolle (la coach), mes copines Zazon (cheveux aux vent) et Béatrice de La Boulaye (sur le bateau), Alain Delon et Claude Lelouch. Vous reconnaîtrez certaines images déjà vues ici, mais bon, ça me fait plaisir cette petite resucée ! (P'tain j'ai pas de bol, le serveur de Dailymotion a choisi la seule image où je suis en slip comme capture d'écran... sans déconner !!!!)

lun. 17 sept. 2007

J'adore soulever de la fonte à la salle de sport !

Je pénètre dans la salle réservée aux hommes. Il y a cette odeur de sueur qui suinte sur les murs. Dans un vestiaire d’homme, quelle que soit l’heure, il y a toujours un type à poil en train de se rhabiller. C’est le genre de type qui s’en fout, rien à péter, la quéquette à l’air, la serviette dans les mains, le cheveu propre et luisant. Parce que le type qui a la quéquette à l’air, il adore prendre une douche après l’effort, là, juste ici. Il pourrait, comme moi, rentrer chez lui tranquillement. Non, ce gars-là a pris un très grand sac avec toutes ses affaires de rechange, son shampoing, son peigne, son parfum, tout quoi. Il n’a pas le choix. Ce type aime aller au bout de son loisir, un loisir qui comprend la douche et l’exposition de ses roustons.
Vestiaires Pour ma part, je déteste me montrer nu au vestiaire des hommes. Iriez-vous montrer votre zigounette à des types en fin d’une réunion commerciale ? Ou à des clients ? Non. Alors c’est quoi le motif ? Sous prétexte qu’on pousse la même fonte, qu’on se regarde dans les mêmes miroirs, et qu’on se change dans le même club, nous serions dédouanés et aptes à observer nos glands ? Non, je dis non.

Je range mes affaires dans le placard, ferme le cadenas et glisse la clé délicatement dans mon short. Avec moi, je prends la petite serviette. Car c’est obligatoire, comme il l’est écrit un peu partout sur des feuilles A4 imprimées à l’ordinateur de l’accueil (typo Comics, corps 46), il faut poser une serviette sur les appareils pour chaque usage. Sans doute certains transpirent-ils abondamment de la raie et il y aurait eu des plaintes...

Je commence mon petit circuit, comme d’habitude par le vélo. Je positionne la selle à la bonne hauteur, observe le tableau de bord. Aujourd’hui je choisis le programme automatique. Poids. Âge. Niveau. Motivation. La machine règle elle-même la difficulté pour les 15 minutes à venir. 15 minutes à pédaler comme un con en observant le cours d’abdos fessiers qui est juste en dessous, sous mes yeux. C’est bien foutu cette salle, tout le monde voit tout le monde : c’est l’open space de la raie, sur fond de musique techno-salsa hyper rythmée, hyper forte.

J’aime observer les femmes qui sculptent leurs derrières (la la la), quel que soit leur âge, quel que soit leur destin. Elles sont venues, à l’heure, pour lutter contre la disgrâce. Courageuses mères de familles, toujours elles, qui ont un jour décidé qu’elles étaient femmes avant tout, et que leur pouvoir était entre leur cuisses. Magnifiques, elles suivent avec application les consignes de la petite prof toute mignonne, coinçant le bâton derrière la tête comme il faut, penchant le buste à angle droit, sautillant doucement, les épaules parallèles au sol... Tous ces termes qu’on entend qu’ici, sur le parquet lustré, devant ce grand miroir qui reflète la lenteur de leur efforts mais la beauté de leur lutte.
ToutousLa prof d’aérobic a vraiment un trop beau derrière. Je ne cesse de me le répéter tandis que j’aborde le 5ème kilomètre. C’est normal ceci dit, c’est son job, mais quand même. Attention roulement de tambour, voici l’instant que je préfère ! La monitrice, soudain, donne l’ordre à ses vingt ouailles de se mettre à quatre pattes, sous mes yeux involontairement sollicités. Vingt-et-une paires de fesses me tendent leur évidence.

Caligula_oneJe suis Caligula et Sade réunis, trônant sur mon harem, dompteur d’un troupeau de fesses offertes, magnifiquement moulées dans leurs tenues sur lesquelles la sueur, par endroit, révèle l’intensité de l’effort. 21 croupions de toute beauté, et de toutes les formes. J’ai repéré celle-ci, la trentaine. On sent qu’elle vient souvent... Une ligne parfaite, les cheveux attachés en queue de cheval, un petit tee-shirt qui remonte assez haut. C’est le clip d’Eric Prydz qui se joue sous mes yeux, elle en est la meneuse de revue. Elle et la prof sont des bombes tectoniques... Je pédale comme un boeuf. 10 kilomètres, cramponné à mon guidon, émerveillé de ce spectacle de chair humaine, de formes exquises et de fantasmes musclés.

Normal_41901 Comment ça ? Non. Pas du tout je ne suis pas un cochon. Il n’y a rien d’exceptionnel ou d'anormal à admirer les courbes de jeunes femmes en plein effort. D’ailleurs, je les vois bien aussi toutes celles qui, de la même façon, jettent des petits regards en coin dans la salle de muscu, où tous les pousseurs de barres font gonfler leur biceps. Des petits regards discrets, l’air détaché, comme si de rien n'était. Mais personne n’est dupe. La salle de sport, plus que n’importe quel lieu, est le centre vital de l’observation. Observation de soi-même. Observation de l’autre, comparaison, admiration.

"Celui-ci est vraiment bien foutu, dommage qu’il ait une sale gueule. Ha ha ha... Oui mais bon, c’est vrai qu’il est bien foutu..."

Dieux_du_stade_2007_fesses Si je veux figurer dans le prochain calendrier du Stade, il ne me faut pas mollir. Je passe au rameur. A ce moment-là, une somptueuse jeune asiatique vient s’assoir juste à côté de moi, sur le rameur voisin. Elle porte des gants de pro, une tenue affûtée, l’iPod dans la culotte et le rythme dans la peau. Tic tic, elle pianote le programmeur à toute vitesse, tandis que j’en suis encore à essayer de coincer mes pieds dans la sangle. Et c’est parti. Le sosie de Lucy Liu se met à ramer à toute vitesse, le dos droit, la respiration tranquille. Je peine. Lucy_liu Ne pas tarder, ne pas me faire distancer. Je suis un homme, un vrai, c’est pas une petite souris qui va me la faire... Intérieurement je suis carbonisé, mais j’ai le goût de l’effort et l’orgueil sensible...

J’ai programmé 10 minutes. Ma séance se termine, la Ninja continue. Je suis bien obligé de m’arrêter. Elle a commencé avant moi et va finir après. La honte. J’arrête de ramer et respire calmement. Pour le coup, je constate qu’elle ne m’a pas regardé une seule fois, même en coin. Rien à péter. Faudrait-il donc que je montre ma quéquette pour qu’elle daigne m’apercevoir ? C’est donc ça l’esprit de cette salle ?

Je me retrouve aux ateliers. Les mecs qui sont là sont tous deux fois plus musclés. J’imagine qu’avant d’en arriver là, ils ont eux aussi vécu des phases intermédiaires. Je prends la suite de ce gars qui ressemble à Stallone mais en petit. Je pose ma serviette, me concentre, pose les mains sur les poignées. C’est un exercice pour les épaules, idéal pour commencer. MMmmmmffffff... Les trois types me regardent. Ils ne sourient même pas. Pourtant je n’ai pas décollé d’un millimètre. Le gars d’avant avait mis la barre très haut, soixante kilos je crois... Mmmmmffff... Laisse tomber, c'est trop lourd.

Sans les regarder, faussement concentré, je remets le crochet à 15, histoire d’être sûr de décoller ce coup-ci, quitte à remettre plus lourd si je me sens à l’aise. Nickel. La stratégie marche au poil et les gars retournent à leur basse besogne. Quant à moi je tremble de partout. Ce n’est rien 15 kilos quand on y pense, mais quand on n’a pas fait ça depuis dix ans et qu’on est encore un peu gris du dîner de la veille, ça tremblote dans la chique molle et on n’est pas fier.

En bas, ça continue de stepper au rythme des cris de la monitrice qui compte et un, et deux, et trois, et quatre cinq six. Les femmes ont une résistance à toute épreuve. Les quelques types qui se sont glissés dans le cours en bavent comme jamais. L’un d’entre eux a jeté l’éponge est s’est écroulé sur son tapis individuel. “Allez, Jean-Jacques !”, gueule la prof. Visiblement, Jean-Jacques est un habitué, je le soupçonne de venir ici pour de mauvaises raisons... Sacré Jean-Jacques !

Je quitte la salle après une heure d’effort. Je rentre au vestiaire pour hommes dans lequel un type à poil est en train de parler à un autre type qui se coiffe. Il a un petit zizi et je me demande pourquoi il le montre ainsi, à tout le monde. Façon de montrer qu’il s’en fout ? Peut-être ne s’en est-il pas rendu compte ? Il discute, et je l’aperçois qui se la touche par moment, comme pour vérifier sa présence ou, peut-être, tenter de lui faire gagner quelques centimètres, dans l’urgence. Je ne regarde plus, ça ne m’intéresse pas. Je ne suis pas ce genre de mec qui va à la salle de sport pour mater les autres...

Plus haut, plus fort, plus loin. Dépasser ses limites.

En cadeau, une séance d’aérobic comme on les aime...


Call on me
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ven. 14 sept. 2007

De la tête et des épaules...

Je viens de tomber sur cette pub Head & Schoulders (Tête et epaulers) sur le site de l'Equipe et, je dois le dire, j'ai ri. Oui, c'est tellement bon de rire un vendredi soir quand ça klaxonne de partout...

Hs


Pour ma part, ça ne me dérange pas qu'il ait des pellicules le petit père ! DU MOMENT QU'ILS BATTENT LA NAMIBIE. Ne lisez plus rien les gars, évitez de vous prendre Laporte ! Pas de lettre du condamné, pas d'adagio d'Albinoni (qui n'est pas un joueur Italien), pas de film de Comencini avant le match. Mettez-moi du Springsteen dans l'iPod et marchez-leur dessus, même avec les cheveux gras, ON S'EN FOUT de vos cheveux gras !

Comme le disait je ne sais plus qui, ce serait savoureux que l'équipe du Coq perde en phase de poules...


Pourquoi je ne filerai pas 3 euros par mois à "Arrêt sur Images" !

Daniel Visiblement, il y aurait déjà plus de 3000 abonnés déclarés en quelques heures... Quel succès, c'est beau un pays qui se révolte pour défendre la liberté de penser et de s'indigner !

Attention, alerte, warning, je précise que j'étais un fan absolu d'Arrêt sur Images des débuts. Mais progressivement, et malgré un talent évident, il me semble que le Daniel a fini par tomber dans le piège de sa posture. A force de regarder la paille dans l'oeil du voisin, on finit par se prendre une poutre dans le cul (proverbe charpentier). Cette façon grandiloquante de s'indigner de la fin de son émission, la pétition, le drame, les larmes, les locaux qui se vident... On aurait dit la fin de la 5ème, Jean-Claude Bourret en moins.

Poing Bon, pour être honnête, l'idée que le Net puisse servir de refuge aux licenciés de l'audience de masse ne me dérange pas, plus on est de fous plus on rit. J'aime bien aussi l'idée qu'un programme fasse le point sur les manipulations et autres détournements : c'est très sain. Mais je m'irrite très vite des causes artificielles, du langage citoyen faussement cool des ex-journastars qui débarquent sur la toile... Allez, je te balance une pincée de "débat public", je ratisse un zeste de "tarif spécial chômeurs et étudiants", un peu de "elle sera financée par... vous", et roule ma poule, tout le monde derrière moi ! Je ne sais pas vous, mais moi ça passe pas. Il y a comme un arrière goût de "Prend-moi pour un gogo en me poussant à l'indignation citoyenne de mes deux..."
Et pourtant, la censure, la manipulation, les influences sur les médias, sont sans doute les sujets qui me touchent le plus, davantage même qu'un Tsunami ou qu'un pingouin mazouté. Mais là, le petit côté victime, porteur d'une mission d'ordre public et d'intérêt national me brise littéralement l'écoute.

Néanmoins, j'irai voir. J'irai voir, et si c'est bien, si je suis addicted, si ça vaut le coup, alors là je paierai. Dans ce sens là, il me semble que cela a un sens. Parce que je ne file pas 30 euros par an à Daniel Schneiderman sur le web sur le seul argument de sa gloire passée à la télévision. Le web fournit chaque jour, à travers les blogs que je lis, des dizaines de regards critiques sur la télévision et la politique. Son émission, unique en son temps, est aujourd'hui éparpillée partout, chez chacun de nous. Les images sont accessibles en un clic. Les détournements repérés. Ce qui change, c'est le regard de chacun sur ces manipulations, et la façon de l'exprimer. Et là, désolé, mais le regard de Daniel, pour le moment et sans avoir vu quoi que ce soit, ne vaut pas 30 euros. Heureusement pour son équipe (qui m'a l'air très bien, je précise pour être gentil), d'autres pensent l'inverse et il y a la pub... 

Ah oui, parce que bon, je ne vous ai pas dit. Il y a un double modèle économique tout à fait chatoyant, confusément expliqué à la page "Abonnements", voici un extrait : "Comment l'émission sera-t-elle financée ? Exclusivement par ses abonnés, et par la publicité."

Je répète, charlie tango, je répète : "EXCLUSIVEMENT PAR SES ABONNÉS ET LA PUBLICITÉ".
L'abonnement et la publicité sont, en gros, les deux sources de revenu principaux sur le net, pour un site d'information (qui veut gagner de l'argent, pas seulement en dépenser). Qu'est-ce que ça veut dire d'être EXCLUSIVEMENT financé par deux systèmes ? Du coup, ils ont choisi de pratiquer les deux, c'est pas con, mais de manière exclusive, bien entendu... Donc ils financent une partie du développement par les abonnements, et espèrent bien, je n'en doute pas, attirer les régies. Nous reparlerons alors de cette belle "indépendance" à laquelle ils s'attachent, loin du vilain capital des méchants investisseurs. (Je cite : "Pour rester totalement indépendants, nous n'avons pas voulu faire appel à des investisseurs". Perso, je ne vois pas le rapport. Et de ce que je connais, on est davantage libre avec un investisseur qu'avec des annonceurs. Mais c'est une autre histoire...).

Poursuivons gaiement notre lecture de la page "Abonnez-vous !" :

"@rrêt sur images vous proposera des rendez-vous télévisés plus courts, plus fréquents, ainsi que des enquêtes et des dossiers multimedia."
Ils ne peuvent pas s'empêcher, les gens de la télé, de venir faire des rendez-vous télévisés sur le web... C'est 36 chandelles et le retour de Jean Nohain. Je sais, je chipote. J'ai le droit, c'est mon blog et je suis d'humeur badine.

Logo_intervilles "L’abonnement coûte 3 euros par mois (au total, 30 euros par an : les deux mois d’été sont offerts)."

J'aimerais juste savoir si les programmes continueront pendant l'été. Dans ce cas c'est un beau cadeau, et je dis "wouahooo" : 6 euros !!!... Sinon, c'est un vilain mensonge, un compromis avec la réalité. Je veux savoir Daniel ! Dis-moi si tu analyseras le comportement douteux des vachettes d'Interville et la traitrise patente de l'équipe des rouges de Koh-Lanta 2008 !

"Pour les étudiants, les chômeurs et les précaires, l'abonnement est fixé à 1 euro par mois (soit 12 euros par an). Pas besoin de justificatif, nous avons choisi de vous faire confiance."

Trop cool cette attitude à la fois Web.2.0. et rastalove. Toi le précaire, mon ami en révolte, je te fais cadeau de ma production pour 1 euro car il ne serait pas juste que tu sois privé du débat public... Je te fais confiance, man, pas de lézard. De toute façons j'écoute du Jon Baez en fumant un pétard libertaire, je n'ai pas le temps d'aller vérifier ton dossier Assedic, et puis personne ne me le donnerait anyway ("nous avons choisi de te faire confiance", non mais je rêve, tu veux faire comment de toutes façons ? Prend moi pour une truffe) ! Ah oui, pour les précaires, l'été est compris dans le prix, pas de cadeau ! C'est 12 euros, pas un de moins.

"Si vous souhaitez soutenir le projet d’@rrêt sur images, le montant de l’abonnement de soutien est sans limite. Vous pouvez souscrire pour 50, 100 euros, ou davantage."

Bien sûr. Allez je vous donne 400 euros, allez tiens, c'est cadeau, c'est pour moi. No limit Daniel Hold'em avec Schneidermann en croupier et bibi cocu content. Je chipote j'ai dit...

A la question posée : Et s'il n'y a pas assez d'abonnés pour construire un projet viable ?
"Nous ne voulons pas croire à cette hypothèse. Mais dans ce cas, toutes les sommes non utilisées seront restituées."

Attention les gars, si vous lisez bien, "toutes les sommes non utilisées seront restituées...". C'est bizarre cette formulation, non ? Cela mériterait un arrêt sur images.

LADIES & GENTLEMEN, VOICI LA QUESTION CLÉ :

Les non abonnés auront-ils accès au site ?
"Oui. Certains des contenus du site seront en accès libre et gratuit dans un premier temps, après leur mise en ligne. @rrêt sur images contribuera ainsi au débat public. Mais seuls les abonnés (et les amis radins) auront accès, au delà de ce délai, à nos dossiers multimedia, et à nos archives classées. Ils auront en outre accès à un espace personnel d’un nouveau type, qui leur permettra d’échanger informations et tuyaux de toutes sortes avec d’autres membres de la communauté."

OK, je me trompe peut-être, mais ce n'est pas très clair. Moi je lis : "L'émission sera gratuite et accessible à tous. Mais seuls les abonnés pourront profiter des archives et du fait de faire partie d'une chouette communauté qui discute de super trucs citoyens du débat public."

Perso, je ne paie pas pour voir, comme ça, sans savoir. C'est quoi "un espace personnel d'un nouveau type" ? Une sorte de Facebook citoyen avec la radio dedans et des petites annonces coquines ? Il y aura quoi dans les dossiers multimédia ? Quels genre de tuyaux vous allez me donner : "Comment regarder le journal de 20h00 sans prendre tout ce que dit Claire Chazal pour argent comptant ?".

Bon, n'allez pas croire que je ne soutiens pas. C'est juste que si c'est gratos pour la majorité des contenus, je ne vais pas payer 3 euros. Surtout si vous ne branlez rien l'été, que les étudiants resquillent et que si votre projet plante, vous ne nous rendrez que la monnaie.

Donc, Daniel, je ne ferai pas partie des early adopters payants de ton nouveau combat de vie, je le regrette. C'est juste à cause du petit ton employé et des zones de flou, ça ne va pas plus loin. Pour le moment je vais suivre le blog, compter les jours péniblement, surveiller les premières réactions, voir ce que j'aurai le droit de voir, et PAYER, si et seulement si ton nouveau projet tient la route.

Voilà, à + et bon courage !

jeu. 13 sept. 2007

On y arrive doucement les gars, mais on y arrive...

Revver Un concurrent de Youtube et de MySpace, pas très connu, REVVER, se fait un énorme coup de pub en annonçant qu'ils viennent de distribuer 1 million de dollars aux meilleurs fournisseurs de vidéos de leur site. Les gars du bonbon Mentos dans le coca ont pris 50 000 dollars...

DEPUIS LE TEMPS QUE JE LE DIS !!!!! :-) C'EST BIEN LES GARS !!! TOUS À VOS CAMÉSCOPES !!! DAILYMOTION, YOUTUBE, VPOD, ET TOUS LES AUTRES VONT NOUS FILER DES PÉPÈTTES POUR NOS CONNERIES !!! (là on comprend mieux)

Article à retrouver là :

RevverxLOS ANGELES — YouTube and MySpace video mavens, take note: Lesser-known video-sharing site Revver is offering more than just fame — it's throwing in fortune, too.

Revver will announce on Thursday that it has paid $1 million to more than 25,000 people who have posted their work since last September, or added Revver video links to their blogs and websites. "Post a video … get a check," says Revver CEO Kevin Wells. Big payouts:

•The biggest paycheck — $50,000 for 15 clips — went to two guys from Maine who inserted a Mentos mint into a bottle of Diet Coke (KO) and watched it explode.

•Utah-based Blendtec has received about $15,000 for clips that highlight weird things emulsified into oblivion in the company's blenders — Apple iPhones (AAPL),  lighters, even a whole chicken.

•Blogger Justine Ezarik, who made a splash a few weeks ago with her tale of a 300-page iPhone bill, will see $5,000 from Revver for posting the clip.

mer. 12 sept. 2007

C'est beau une mère de famille...

Cette année, tous les matins, c'est moi qui pose le nain à sa nouvelle école. Tous les deux en scooter : il est fier comme un Turc. Avec son gros casque intégral, on dirait un mini soldat de l'Empire. Chaque matin (c'est déjà bien huilé), je me gare à quelques mètres de l'école, range son casque dans le Top-Case et l'accompagne jusque dans la grande cour de l'école. Des dizaines et des dizaines d'enfants sont déjà en maximum overdrive, hurlant et gesticulant alors qu'il est à peine 8h40. Au milieu de ce tableau, ici et là, il y a les mères de famille. Concentrées, penchées sur leurs petits, ajustant les pulls, blousons, cartables, nattes, couettes et autres affaires courantes. Les mères de famille discutent entre elles, des transports, des protège-cahier, du petit Maxence qui a tapé la petite Stéphanie, du mari en voyage, du soleil d'automne, de la méthode globale ou syllabique, de l'inscription au judo, des règles douloureuses (j'extrapole), de la défaite des bleus et de la colère de Jean-Paul, de Michel Sardou, etc, etc, etc. Elles parlent par petits groupes, ça fait "pschh pschh pschh..." partout. Dans ce tableau, je suis comme un chien dans un jeu de quilles... "Bonjour"... Je souris. J'essaie de faire mon gentil. "Bonjour"...

Elle n'est pas mal du tout celle-ci... Est-ce qu'elle est heureuse ? Est-ce qu'elle est fidèle ? Est-ce que son fils sait que maman, dans l'intimité de son lit, est une grosse cochonne, comme Brie ou Gabrielle ? Est-ce que les mamans qui sont là sont toutes des femmes adultères ? Quelle est donc cette grande comédie qui se joue là, dans la cour, avec toutes ces menteuses qui ajustent les cartables ? Arrrghhhhhhh...

OK. J'extrapole. Celle-ci m'a l'air très bien, très propre sur elle. Avec son petit jean qui lui moule le... Houlalala, ça me reprend. On ne va pas s'énerver. Cette attitude n'est pas très adelphique et peu respectueuse de la junte féminine. Désolé. C'est l'automne qui me fait ça. Toutes ces jolies mamans esseulées qui me regardent et sont folles de moi, le seul mâle. Elles sentent que l'espèce est protégée et que, en cas d'explosion nucléaire soudaine, si nous devions nous mettre à l'abri, je serai parfaitement adapté à la réintroduction de l'espèce ! Oui, oui.

Bien, je vais y aller alors. "A ce soir mon crapaud". Au revoir mesdames... (je leur fais le sourire de Clint... Elles ne savent pas pour mon slip du Milan AC).

lun. 10 sept. 2007

Paris Blogue-t-il ?

On va voir ça... Dès ce soir à l'Entrepôt, pour la Xème édition.
Vous y serez ?

Paris Blogue-t-il? X

dim. 09 sept. 2007

Côté graphisme, je prends ce qu'on me donne !

J'en parlais à un éleveur il y a peu. Je ne comprends pas que personne n'ait trouvé un moyen simple et accessible à n'importe quel neuneu de proposer une appli qui permette de faire soi-même un joli blog. Je ne parle pas de changer les couleurs des colonnes en choisissant des codes barbares. Je ne parle pas non plus de choisir parmi une trentaine de templates déjà tout faits (celui que vous avez sous les yeux en est un). Je parle de jouer simplement avec les images, les couleurs, les formes : une sorte de Photoshop pour les nuls facilement incorporable dans le coeur de son blog sans être une bête. Ne me parlez pas de CSS ou de je ne sais quoi... Les neuneus comme moi veulent du Fisher Price. Du finger in the nose !!! Le mec qui inventera ça fera fortune.

Hymne à la joie !

dim. 02 sept. 2007

Pensée dominicale...

Eveandserpent Sans déconner, Eve (celle d'Adam), elle n'était pas fut-fute. Pour ma part, si un serpent me parle pour me proposer de la nourriture, c'est soit que j'ai trop fumé la moquette, soit que je suis dans Second Life. Toute autre hypothèse est nulle et non avenue...

- Je sais, j'aurais pu me contenter d'un post-it... -

MISE À JOUR : Je découvre que Noé avait 600 ans quand vint le moment du déluge. Et bien vous me croirez si vous voulez, mais il semblerait qu'il n'avait jamais fait de bateau avant ça... C'est fou.

sam. 01 sept. 2007

LES SOLUTIONS AUX 44 CONTREPÈTERIES ! (LE TEXTE)

A LA DEMANDE GÉNÉRALE, VOICI LES SOLUTIONS. D'ABORD LE TEXTE AVEC LES LETTRES À INVERSER EN GRAS. PUIS LE TEXTE DÉFINITIF AVEC LES SOLUTIONS TOUTE FAITES.

Assis en face de la poutre, rêveur, je me souviens de Bertille. Le camp de vacances, Toulouse, nos escapades à Barcelone. Je me rappellerai toujours ce coup de foudre sur l’étang, des images en cascade comme autant de souvenirs, les bidons sur le quai, des piles de boites en tout genre, la mousse d’un blanc rosâtre qui recouvrait la Garonne non loin, les gargottes sur la berge où des vendeuses pétillantes proposaient quelques fripes.

Je m’en souviens comme si c’était hier, on sentait une forte odeur de marron en s’approchant du quai. Elle me dit alors qu’elle voulait plonger, là, maintenant, tout de suite, avec palmes et tubas. Je me souviens qu'elle a dit : « J'aime au sortir du camp une longue pêche sous-marine »... Quelle éloquence ! J’hésitai à dévoiler mon but devant tant de candeur. Mais déjà cette attirance me faisait balbutier. Je lui dis que c’était interdit la plongée, qu'on pouvait pas, que des gens allaient nous surprendre, je déplorais la foule, le tout était trop confus. « Boude pas, c’est pas ton genre », me dit-elle, et cache moi cette lampe que je puisse guetter tranquillement !

Elle était magnifique et je voulus lui caresser les cheveux, mais certaines femmes se sentent souillées au contact des mains. Bertille en était. Vexé, je gémis sans lutter. Bah oui, moi je suis un gentil, je suis un tendre, et bien souvent la lutte me dépasse.

En amour, pour parvenir au but, il faut beaucoup de courage. Je lui proposai alors un fabuleux voyage ; ça rime, bah oui. Une auberge très romantique dans la Sarthe, que je connaissais d'avant. Pas mal ! Pas mal ! Le trajet s'est très bien passé, on a fait la route sans aucune ombre au tableau, on se regardait de temps en temps, comme ça dans le blanc des yeux. Mais au bout d'un moment, la route vers Le Mans lui dessécha la glotte. Il était temps de se restaurer.

A peine on arrive dans la petite auberge du bonheur dans la Sarthe que le tenancier se met devant la porte et me dit : « c’est à l’ami que j’offre mon vin, et goutte moi donc vite fait cette fine appellation ! ». Sympa, bon accueil, bon esprit ! Il faut être peu pour bien diner. Et nous étions bien. On a pris de la tourte aux cailles. Je me suis éclaté la panse en dinant. « Ahh, ce coup de blanc me grise », m’avoua-t-elle rapidement.

Les femmes ont dans la peau un grain de fantaisie, et quand leurs joues semblent cuire, qu’on observe discrètement leurs mutations félines, on peut alors voir au fond de leurs yeux comme des pierres fines. Majestueuses et dangereuses. A cet instant elle est offerte, je connais mon dû.

Les rites sont un bien nécessaire, et je savais que nous allions rapidement nous lasser. Dès le lendemain, je la trouvais laide et sale. S’être abandonnée à moi était une preuve de sa faiblesse. Elle était là, avec son chewing-gum, à me regarder, elle mastiquait, la sotte !
Mon envie de révolte reprit le dessus. Je la regardai droit dans les yeux : « Bertille, je t’emboiterai le pas avec conscience, mais si tu me déçois, je te jette à la rue ».

« C’est ta peine qui te mine, je le sais », me dit-elle, mais je sentais qu’au fond d’elle-même, elle se demandait plutôt « mais qu’est-ce qu’il trame ce sadique ? ».
Je la quittai en bafouillant. Fin de Bertille.

Après ça, je courus n’importe où, ivre de plaisir et d’alcool, de cette solitude enfin retrouvée. Je cuvais quand les flics m’ont emballé. Visiblement, j’avais débranché et m’était laisser couler. Je m’étais même vomi dessus. « Essuie ça vite et bien ! », me dit l’adjudant en me tenant un chiffon. Je peux dire que j’étais dans le tracas jusqu’au coup… Ne sachant plus qui j’étais, avec l’impression d’avoir des puces dans le coup tant le mitard était sale, je me mis à danser comme un ballot.

L’adjudant ne riait plus, mais alors plus du tout. Je peux même dire qu'il bascula soudainement sur le terrain de l’enquête. Mon comportement l’incitait à trouver une solution rapide à cette situation désagréable… Heureusement, Bertille est arrivée. Et oui Bertille que je venais de jeter comme une malpropre. Je vais vous dire, même s'il n'y a pas de contrepèterie pour la fin de l'histoire, et bien il y a beaucoup d'amour. Beaucoup d'amour ! Respect pour Bertille...

ET POUR LES GROS FAINÉANTS, LA VERSION TRADUITE (INTERDIT aux moins de 18 ANS ) :
Assis, en passe de la foutre, rêveur, je me souviens de Bertille. Le camp de vacances, Toulouse, nos escapades à Barcelone. Je me rappellerai toujours ce coup de foutre sur les dents, des images en cascade comme autant de souvenirs, les bidets sur le con, des poils de bites en tout genre, la mousse d’un gland rosâtre qui recouvrait la Baronne, non loin, les gargottes sur la berge où des vendeuses frétillantes proposaient quelques pipes.

Je m’en souviens comme si c’était hier, on sentait une forte odeur de marrée en s’approchant du con. Elle me dit alors qu’elle voulait plonger, là, maintenant, tout de suite, avec palmes et tubas. Je me souviens qu'elle a dit : « J'aime au sortir du con une langue rêche sous ma pine »... Quelle éloquence ! J’hésitai à dévoiler mon cul devant tant de bandeurs. Mais déjà cette attirance me faisait balbutier. Je lui dis que c’était interdit la plongée, qu'on pouvait pas, que des gens allaient nous surprendre, je déflorais la poule, le con était trop touffu. « Bande pas, c’est pas ton jour », me dit-elle, et cache moi cette langue que je puisse péter tranquillement !

Elle était magnifique et je voulus lui caresser les cheveux, mais certaines femmes se sentent mouillées au contact des seins. Bertille en était. Vexé, je l'ai mis sans juter. Bah oui, moi je suis un gentil, je suis un tendre, et bien souvent la pute me délasse.

En amour, pour parvenir au cul, il faut beaucoup de bourage. Je lui proposai alors un fabuleux voyage ; ça rime, bah oui. Une auberge très romantique dans la Sarthe, que je connaissais d'avant. Pas mal ! Pas mal ! Le trajet s'est très bien passé, on a fait la route sans aucune ombre au tableau, on se regardait de temps en temps, comme ça dans le blanc des yeux. Mais au bout d'un moment, la route vers le gland lui dessécha la motte. Il était temps de se restaurer.

A peine on arrive dans la petite auberge du bonheur dans la Sarthe que le tenancier se met devant la porte et me dit : « c’est à la main que j’offre mon vit, et goutte moi donc vite fait cette pine à fellations ! ». Sympa, bon accueil, bon esprit ! Il faut être deux pour bien piner. Et nous étions bien. On a pris de la tarte aux couilles. Je me suis éclaté la pine en dansant. « Ahh, ce coup de gland me brise », m’avoua-t-elle rapidement.

Les femmes ont dans la fente un grain de poésie, et quand leurs culs semblent jouire, qu’on observe discrètement leurs fellations mutines, on peut alors voir au fond de leurs yeux comme des fières pines. Majestueuses et dangereuses. A cet instant elle est offerte, je donnais mon cul.

Les bites sont un rien nécessaire, et je savais que nous allions rapidement nous lasser. Dès le lendemain, je la trouvais laide et sale. S’être abandonnée à moi était une preuve de sa faiblesse. Elle était là, avec son chewing-gum, à me regarder, elle s'astiquait la motte !
Mon envie de révolte reprit le dessus. Je la regardai droit dans les yeux : « Bertille, je t’emboiterai le con avec patience, mais si tu me déçois, je te jute à la raie ».

« C’est ta pine qui te mène, je le sais », me dit-elle, mais je sentais qu’au fond d’elle-même, elle se demandait plutôt « mais qu’est-ce qu’il trique ce saddam ? ».
Je la bitais en cafouillant. Fin de Bertille.

Après ça, je courus n’importe où, ivre de plaisir et d’alcool, de cette solitude enfin retrouvée. Je bavais quand les flics m’ont enculé. Visiblement, j’avais découché et m’était laisser branler. Je m’étais même vomi dessus. « Essuie sa bite et viens ! », me dit l’adjudant en me tenant un chiffon. Je peux dire que j’étais dans le caca jusqu’au trou… Ne sachant plus qui j’étais, avec l’impression d’avoir des pouces dans le cul tant le mitard était sale, je me mis à bander comme un salaud.

L’adjudant ne riait plus, mais alors plus du tout. Je peux même dire qu'il encula soudainement sur le terrain de basket. Mon comportement l’invitait à trousser une solution rapide à cette situation désagréable… Heureusement, Bertille est arrivée. Et oui Bertille que je venais de jeter comme une malpropre. Je vais vous dire, même s'il n'y a pas de contrepèterie pour la fin de l'histoire, et bien il y a beaucoup d'amour. Beaucoup d'amour ! Respect pour Bertille...

jeu. 30 août 2007

To blog, not to blog or how to blog ? (Bloguer, ne pas bloguer ou comment bloguer ?:-)

Cassetete_dodecaedre What's happening ? Gros coup de mou sur la blogosphère people ! On se demande partout si le blog est mort, pourquoi les gens sont méchants, si les réseaux sociaux organisés (vous savez, ces trucs où on s'inscrit sans savoir très bien pourquoi) n'ont pas pris la main sur les communautés informelles (mais solides) nées avec les blogs... Embruns, Versac, Chryde, Padawan ou Guy Birenbaum se posent des questions. Quand les "bankable" se prennent la tête, ce n'est pas bon signe. Depuis que Loic est parti, la blogosphère n'a plus de tête de turc pour repère. Et les élections terminées, nous revenons à nos moutons, à une expression simple, à de tranquilles conversations, comme disait l'autre, où l'on parle de chats, des films qu'on a vus, des restaurants visités. Mais voilà : pourquoi faire ? Pas pour gagner de l'argent ? Si ? Pour ça il faut dépasser les 3500 pages vues quotidiennes. En-dessous, on attire pas le regard. 3500 ?!? Wouaooooooo... ça en fait des notes à écrire. Et on touche combien ? Jusqu'à 800 euros (estimation moyenne à la louche). Pas si mal... Il faudrait que j'écrive deux à trois notes par jour pour toucher 800 euros ? Des bonnes notes je veux dire, pas des copier-coller ni des photos de meufs. Des vraies notes avec de la sueur dedans ! Cela n'est pas rentable... Ou alors on s'y met à plusieurs. Est-ce que nos audiences s'additionnent ou est-ce qu'on va perdre du monde en route ? Parce que bon, si je monte un blog avec Embruns et Versac, on se fait quoi... Un petit 12 000 par jour ? Roule ma poule ! On met des belles pubs pour Easyjet ou BMW et on se partage 4000 euros ! 1300 euros chacun, c'est quasi le salaire moyen Français ! Juste en continuant à bloguer normalement mais sur un seul blog !!! Théoriquement. Ouais. Mais je ne crois pas... On ne mélange pas les genres. L'icône gaygeek, le Machiavel et le bouffon : quelle serait la ligne éditoriale ? J'ai peur que les lecteurs de Versac n'apprécient guère mes petites bêtises. Peut-on lire Attali ou Aron dans le texte tout en pleurant devant Casablanca Driver ? Peut-être, pourquoi pas... Ou alors il faut s'associer avec des blogueurs qui nous ressemblent. Quitte à faire moins d'audience mais à gagner en cohérence ? C'est peut-être ça le truc. Sortir de sa stérile solitude, de l'angoisse de l'écran blanc, du questionnement intérieur sans fin ("Pourquoi je blogue ?", "Est-ce que je ne ferais pas mieux de faire autre chose ?", "à quoi ça sert tout ça ?"). Quand on est plusieurs, l'énergie est décuplée, les raisons de s'enthousiasmer sont différentes, le regard des autres bénéfique... Une sorte de journal mais en ligne ! Eureka ! Un journal en ligne avec de la pub dedans et une ligne éditoriale ! Pas