Pour ou contre l'arbitrage vidéo dans la police ?
Violentes altercations à l'agence HSBC de Vaucresson.
Il aura fallu plus de trois heures pour que le calme revienne dans le centre-ville de Vaucresson. A l'origine des incidents, un banal hold-up dans l'agence HSBC du centre-ville. Alain G., un jeune homme de 34 ans qui n'avait jamais eu de problème avec la justice, n'a semble-t-il pas apprécié l'attitude des quatre agents des force de l'ordre qui ont "purement et simplement saisi mes mains dans le dos comme si j'étais du vulgaire bétail ! Un vrai scandale qui fait peur pour l'avenir", expliqua Alain G. à un passant qui filmait avec son téléphone.
Père de famille, divorcé, Alain s'était introduit dans l'agence vers 15h45, muni d'un bazooka et d'un opinel. Après avoir poliment fait coucher tout le monde, il a exigé le contenu du coffre "sous peine de faire exploser le directeur et sa pute", comme témoigne une cliente qui filmait discrètement avec son portable. Le vigile, ligoté dans les toilettes, a pu, grâce au ciel, envoyer un SMS à la Télélibre qui est venue avec le comité de soutien d'une directrice d'école sponsorisé par Nokia. C'est à cet instant que tout dégénéra. Les forces de police appelées en renfort ont bouclé le périmètre (en multipliant le diamètre par pi, par exemple), en bousculant de toute évidence Dominique T, l'artisan-boulanger qui s'était posté sur la route pour ne pas qu'on fasse de mal à Alain G. son vieil ami dépressif. "C'est fou car il n'a jamais eu de problème avec la police", raconte un passant qui passait par là avec son téléphone et qui peut témoigner facilement en mp4. Après avoir plusieurs fois demandé à Alain G. de poser son bazooka et de se rendre, sans succès, les hommes du Commissaire Pico ont pénétré dans l'agence et ont maîtrisé le forcené. "Un vrai scandale !" déclare une passante âgée, "ils se sont rués sur lui à plusieurs, comme des lâches. Ça me rappelle des souvenirs vous savez... Malheureusement je n'avais pas mon portable, mais je vous assure que c'était terrible...". Valérie Boukobza, la directrice du Lycée Rampal prévenue par John Paul Lepers, se mit alors à demi nue sur la chaussée en invoquant le Mahatma Gandhi. Prise en sandwich par deux inspecteurs, elle ôta son soutien gorge et le brûla, sous les objectifs d'une cinquantaine de N90, N93 et même un SGH-I600 d'un blogueur pistonné. On pouvait entendre des slogans tels que "Policiers SS, Sarkozy, p'tit zizi !", hurlés par Julie M, institutrice Chevènementiste et fan du film "Pour 100 briques t'as plus rien" avec Gérard Jugnot. Les policiers, lynchés par une trentaine de casseurs prévenus par la désormais à poil Valérie Boukobza, ont alors osé jeter des gaz lacrymogènes, aveuglant les familles qui étaient restées là depuis plus de trente minutes en espérant filmer une bavure sur leur portable. Nadine R. eu la chance de voir son fils pleurer toutes les larmes de son corps, scène qu'elle s'empressa d'immortaliser en demandant à son mari, Thierry R. "de faire gaffe au contre-jour. Faut qu'on voit bien Kevin pleurer pour l'assurance. Et on sait jamais, on pourra peut-être vendre les images à TF1 ou à Paris Match !".
Vers 19h00, le calme revint dans le centre ville de Vaucresson, pourtant le théâtre d'une nouvelle bavure policière quelques heures plus tôt, images et preuves à l'appui.
