« Plus t'en mets, plus t'en as... mais de quoi ? | Accueil | 19/20, tabernacle !!! »

jeu. 24 août 2006

D'où l'expression "Plate comme une planche à repasser !"

Photo096Vous en avez peut-être entendu parler. On en reparle dans l'Express cette semaine. Le Cameroun et de nombreux pays voisins découvrent (ou déclarent découvrir) avec stupéfaction, que près d'un quart des jeunes femmes du pays ont eu les seins littéralement repassés lorsqu'elles étaient jeunes. Objectif ? "Eviter que les filles ne soient dérangées par les hommes. Ici, le sexe est tabou, on préfèrre effacer les signes de la puberté sur le corps plutôt que d'en parler..." (Docteur Ngo'o : auteur de l'étude). Pour repasser les poitrines naissantes, on utilise au choix des spatules (24%), des pierres brûlantes (20%) ou des pilons (17%). Une des jeunes filles déclare "c'était comme si on me renversait de l'eau bouillante, j'ai tellement hurlé que ma mère a pris peur !" (c'est fou quand même, mais pourquoi crie-t-elle ?). On apprend plus tard que "sur le plan psychologique, la fille repassée est traumatisée et ne vit plus normalement". Mauviette !
Je ne parle pas des risques de cancer, ils n'ont pas encore prouvé le rapport de cause à effet. Un membre du Ministère de la promotion de la femme et de la famille ajoute : "Nous discutons de cette question, mais travaillons déjà sur le VIH ou l'excision"... Sympa le job.

Données brutes :
Dans 58% des cas, c'est la mère qui pratique le repassage des seins sur sa fille, puis viennent la nourrice (10%), la soeur (9%), la tante (9%), la grand-mère (7%), le plombier (5%, non je déconne). Dans 7% des cas, la fille se l'inflige elle-même (j'aurais fait pareil, c'est comme se tirer un poil du nez, on contrôle mieux). Le risque d'avoir les seins repassés est deux fois plus élevé pour les filles dont les seins poussent avant l'âge de 9 ans. Dans le nord du pays, en majorité musulman, où les filles se marient très tôt, seulement 7% ont eu les seins repassés. 17% dans l'Est, 31% à Yaoundé, et jusqu'à 53% dans le littoral.

Comme le dit pour conclure l'anthropologue Flavien Ndonko "Si demain on estime que les hommes aiment les cheveux, le nez, les oreilles des filles, va-t-on tout couper pour qu'ils ne les regardent pas ? On n'a pas le droit de mutiler la femme sous prétexte que l'homme ne peut pas se contrôler...", ça se tient.

On apprend également dans cet article remarquable qu'en Birmanie, une peuplade pratique, à l'inverse, le rentrage de testicules des jeunes adolescents. Lors d'une cérémonie annuelle, le chef du village se munit d'un Club de golf acheté en contrebande et exécute un drive dans les roustons des garçons de 8 ans. Objectif ? Faire rentrer les protubérances dans le bas ventre pour ne laisser visible que l'essentiel et ne pas affoler les jeunes filles. Près de 99% des jeunes succombent à cette pratique, ce qui explique certainement l'extinction programmée de cette peuplade qui ne compte que deux individus. "Ce qui compte, c'est que les jambes restent bien parallèles et stables au moment du drive", rajoute le chef du village, visiblement ivre sous sa casquette de Tiger Woods.

Moi ça me fout la trouille...

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d834515e4469e200d834e075b469e2

Voici les sites qui parlent de D'où l'expression "Plate comme une planche à repasser !" :

Commentaires