HA HA HA !!! Je me marre, comme disait l'autre. Je ne sais pas pourquoi, mais j'adore la fin de cette Coupe du Monde. On va pouvoir boire tranquillement notre bouteille de rosé frais dans se taper 2 mois de couvertures en Black-Blanc-Beur. Souvenez-vous : les femmes de joueurs, les anciens copains des joueurs, les animaux domestiques des joueurs et les premiers slips des joueurs. De Voici à Libération en passant par Le Monde, on en aurait bouffé du bleu sur les plages envahies de la Baule ou du Cap Bénat. Le Zizou a pété un câble et je trouve ça particulièrement rafraîchissant. Le mec a des nerfs, comme tout le monde. Pas un Dieu le Zizou, et oui, ça tombe bien je suis athée... Pendant ce temps-là le Japon se prépare à déclarer la guerre à la Corée du Nord, un avion s'écrase et fait 140 morts, une mère de famille ivre morte déclenche le plan Alerte Enlèvement en chantant la Marseillaise sur un pied. Ségolène Royal, au milieu des supporters, repart la queue entre ses jambes et Sarkozy se réjouit d'être resté au chaud, au travail... La France telle qu'on l'aime, bordélique et imprévisible, capable du meilleur comme du pire, dirigée par une bande de baltringues étriqués dans leurs costumes Devil ornés d'une écharpe "Allez les Bleus". Et mon Zizou qui nous balance une nervous breakdown à 10 minutes de la retraite, preuve de sa liberté et de sa fierté, comme en son temps Cantona, mon idole. J'adore les hommes libres. Je pense que le grand Materazzi a du insulter soit sa mère soit ses origines, et que dans ce cas, tout ZiZou qu'on est, on sent monter en soi l'instinct de l'ancêtre,... Certes, un bien vilain geste, un mauvais exemple, houuuuu, le bad boy ! Mais en ce qui me concerne, je ne mets pas l'éducation de mes enfants dans les mains d'un footballeur. Je n'attends de lui que de bien jouer, de planter des buts, de faire rêver 90 minutes. Et si un enfoiré d'adversaire traite ma mère de fille de joie, en match amical ou en Finale de Coupe du Monde, et bien j'éparpille, façon puzzle.
C'est bien mon ZiZou, t'es pas un chiffon.
MISE à JOUR : chers lecteurs qui n'êtes pas d'accord avec mes propos, voire déçus, ne vous en faites pas, je suis trop attaché à la liberté d'expression pour en prendre ombrage, comme on dit je ne sais où. Je rajouterais simplement que pour moi, Zidane n'a jamais eu valeur d'exemple. Je ne vois pas en quoi un footballeur professionnel devrait montrer l'exemple à qui que ce soit. Il n'est pas l'Abbé Pierre, c'est un footeux. De génie, certes, mais c'est juste un footeux. On l'a mis tellement haut, on a tellement rien à espérer d'autre dans notre pays, qu'on ne parvient pas à y croire. Quoi ? Lui ? Roooo, comment est-ce possible ? Pas lui quand même, mon fils l'admire ! Je ne crois pas à la mission éducative de Zidane, je ne crois pas non plus à sa mission sociale. C'est juste un mec capable de nous faire halluciner avec un ballon. Et puis le fait qu'il y ait des milliers de caméras, des milliards de spectateurs n'a rien changé à son geste, bah oui. C'est ainsi que j'aime l'humanité, terriblement fragile, provocatrice, imparfaite. Le mec a pété le plus gros plomb de sa carrière le seul jour où il ne fallait vraiment pas. C'est fou quand même. Je ne sais pas si ce n'est pas le genre de truc qui aurait pu m'arriver. Je crois que si. L'art de détruire au sommet de sa forme, une forme inconsciente de liberté ultime. Le mec est juste un petit mec de talent qu'un enfoiré de petit mec a traité de terroriste ou de je ne sais quoi. Une aventure terriblement humaine à mes yeux, rien de plus, le genre de truc qui arrive tous les dimanches sur les terrains de France et d'ailleurs. Zidane a déçu ceux qui attendaient trop de lui. Je suis triste pour lui, pour sa légende, mais je trouve sa liberté grandiose. Il s'excusera sans doute, un jour, pour la forme, et tout rentrera dans l'ordre, comme d'habitude.
