ven. 26 juin 2009

Clint Eastwood invité d'honneur du premier Festival du film de Lyon

Clint Vous dire que je suis déjà prêt.

Je ne sais pas ni où ni comment mais je peux vous dire que ça ne va pas se passer comme ça...

C'est ici... ;-)

Pour ma part, j'ai choisi ma Légende...

James-dean

Marilyn_monroe Presley1

Neda Michael-jackson

jeu. 25 juin 2009

Gros gros fan des HistoTweets de JcFrog !

Internet permet de belles rencontres, et de belles trouvailles. Non content de jouer de la guitare dans sa cave, le gars JCFROG continue avec ses Histoweets, dialogues fictifs entre personnalités en tous genres, mis en scène à la mode Twitter. C'est simple, c'est pur, c'est drôle.`

Sarko-Fillon

Sors de ce corps, Jacques Chazot !

Et oui messieurs dames, découvert sur Slate, un exorcisme entièrement dévoué à la cause homosexuelle !

On n'arrête pas le progrès...

Notre-Dame de la Guerre

Architecture,de-Young-Museum,de-Young-Museum-San-Francisco Hier j’accompagnais mes nains à leur premier cours de dessin au De Young Museum, fleuron de la culture à San Francisco, endroit mythique que ne renierait pas un Frédéric Mitterrand. Tous les matins, c’est “Art Camp” avec d’autres petits Américains qui ont choisi de savoir dessiner plutôt que jouer au base-ball ou chanter comme Adam Lambert.

Le cours étant de 10h00 a 11h30, il m’était inutile de rentrer à la maison pour repartir une demi heure plus tard. Je suis donc resté et me suis refait le Musée. Seul.

Se faire un Musée, seul, c’est bien aussi. Il faut dire que d’habitude la meuf avec qui je suis en ce moment (ma femme donc) me sert de guide perso car, vous l’ignorez sans doute, mais elle a bossé 10 ans dans le “Marché de l’Art”, qui est comme tous les marchés sauf que, quand vous commandez du boudin, son prénom c’est Eugène.

J’ai donc entamé ma visite, pour la première fois depuis longtemps, non pas en essayant de comprendre, mais simplement ressentir. Me poster, regarder, et observer les effets sur mon organisme. L’émotion pure et sans a priori. Ne pas chercher à savoir QUI, QUAND ou POURQUOI, simplement retourner à l’essence du j’aime, j’aime pas, sans se justifier, sans se rallier à l’appréciation générale.

QUEL PIED ! Je me suis éclaté comme un petit fou. Tableaux après tableaux, de statues en statues, j’ai redécouvert le plaisir de ressentir de l’art. L’impression de marcher pieds nus sur de la pelouse douce et chatoyante, sous le soleil venteux d’une ile presque déserte. Une exceptionnelle sensation de liberté, de voyage et d’abandon. Rentrer dans l’univers de l’autre et se laisser flotter…

Je suis tombé en extase devant quelques œuvres, et cette fois je ne les oublierai pas. J’ai passé ma vie à oublier les livres et les chefs-d’œuvre qui me marquaient, tout en me souvenant parfaitement de la composition de l’équipe du PSG de 94 ; mon cerveau sélectionnant l’effort de mémoire en fonction de critères de plaisir sans doute mal évalués, critères définis sans mon accord, juste par facilité. Ce coup-ci, non, je veux me souvenir.

Tout en déambulant, je me rends compte soudainement que les œuvres qui me fascinent le plus ont toutes un point commun : elles véhiculent de près ou de loin un message politique. Etrange révélation, moi qui ai été longtemps convaincu de mon absence d’opinion. Erreur profonde. Méconnaissance de soi soudainement révélée par l’expression des autres.

Robert Gwathmey Ici ce tableau représentant un esclave dans un champ de coton. Comme un pantin fatigué, seul sous un soleil rouge et violent. Rien de plus à dire : j’aime. Je suis bien à le regarder, ça me bouscule. Je m’approche, le nom du peintre est Robert Gwathmey, et le tableau a été peint en 1950. Je sais que je vais avoir autant de mal à me souvenir de ce nom que de la formule du Rubik’s Cube, alors je le note sur mon iPhone. Et je me dis que ce serait cool de pouvoir scanner la fiche signalétique d’un tableau depuis son iPhone, voilà une chouette appli… Je m’égare. Je me demande d’ailleurs pourquoi je tiens absolument à me souvenir du nom de ce peintre. L’émotion pure et instantanée ne suffirait-elle pas ? Quel est le moteur de cette volonté de se souvenir ? En parler à un diner en ville ou sur mon blog ? Impressionner ma meuf plus tard ? Poser des repères dans ma time line de vie ? Rendre hommage à l’auteur et se souvenir de son nom en gage de remerciement ? Sans doute un peu tout cela en même temps…

Al-Farrow-Cathedral Je poursuis ma déambulation et tombe en arrêt, tel un épagneul breton à l’affût d’une grive, devant le choc de ma journée. Une cathédrale trône au milieu de la pièce du fond, grosse cathédrale de 2 mètres de haut et de large, d’un vert sombre tirant sur le noir. En soi, l’œuvre est magnifique, mais je me demande alors pourquoi une grosse maquette d’Eglise se trouve exposée au sein d’un Musée si prestigieux, juste à côté de cette énorme toile de Gilbert et George.

Bingo ! En s’approchant, peu à peu, on constate que le matériaux utilisé est étrange, agressif, et pour cause ; la cathédrale est entièrement constituée d’armes, de canons, de balles, de culasses, etc. Un choc pour l’esprit, une claque qui me secoue comme les images de Neda. Un magnifique monument religieux construit sur les outils de la mort : je suis scotché.

Al_farrow_guns_cathedral_construction_phase1_12 Je reste 10 minutes à lui tourner autour, à observer chaque munition, chaque fragment de guerre. Je me souviens du temps où je pouvais démonter un FA-MAS et le remonter les yeux bandés, ce temps où l’on m’avait appris la guerre. Je retrouve sous mes yeux les morceaux de cet exercice, ciment d’une œuvre d’art d’une force exceptionnelle. Tu es munitions et sur ces munitions je bâtirai l’enfer…

Une émotion telle que le reste de ma visite me parait fade et inutile ; je remets la suite à plus tard. Il me faut en savoir plus…

Je rentre, pressé, et fonce sur mon ordinateur pour chercher des infos sur cet artiste, Al Farrow (le fils spirituel d'Al Jarreau et de Mia Farrow). Je découvre alors que le gars est connu pour cet "art balistique" qui semble être l'une de ses obsessions. Je prolonge la visite dans la tranquillité de mon MacBook, cliquant sur toutes les photos avec délectation.

Une expérience globale hasardeuse qui mériterait sans doute d'être mieux accompagnée. Mais une expérience unique que je vais prolonger en essayant de mieux comprendre le sens de son oeuvre. D'abord l'émotion, ensuite le sens.

Pour en savoir plus sur Al Farrow, c'est ici. Et sur la Cathédrale, c'est là.

Demain je me fais Toutankhamon.

mer. 24 juin 2009

Tous mes voeux de bonheur à Frédéric Mitterrand

01990416-photo-frederic-mitterrand Au début je me suis dit que Nicolas Sarkozy confondait culture et patrimoine. Comme une certaine vision de la France projetée sur des vieilles pierres avec un peu de violon en fond musical. Ensuite je me suis dit qu'elle allait me manquer la dame Albanel. Et puis non en fait juste après j'ai ri. Je sais c'est mal. D'ailleurs je n'ai pas ri longtemps car c'est un peu pathétique cette histoire quand on y pense. Tellement de bruit pour rien.

A quoi tout cela avait bien pu servir, ce temps perdu, ces conflits, ces pétitions, ces manifs... et à quelle nouvelle entourloupe on allait devoir se frotter. Après la déclaration de Versailles, que va pouvoir faire le neveu ?

Frédéric Mitterrand, pour moi, c'est une voix et des images d'archive. L'impression d'un homme cultivé, bien élevé et certainement très agréable à cotoyer. J'avais lu son bouquin sur Cannes, et j'étais fan de ses documentaires sur les grands de ce monde. Je ne sais pas quelles sont les qualités que doit posséder un bon Ministre de la Culture ? Certainement d'en avoir un minimum, de parler deux ou trois langues, de connaitre du monde dans tous les arts majeurs,... Il me semble qu'il possède tout cela avec en plus le petit côté bling-bling qui manquait à Christine Albanel.

Son opinion sur Hadopi ? J'ai hâte de l'entendre. Va-t-il simplement poursuivre l'oeuvre admirable de sa collègue déchue ? Va-t-il tenter de revoir la copie ? Quelqu'un a des infos à ce sujet ? S'est-il déjà exprimé ?

Curieux de voir cela...